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Le Prix Jacques Bergier consacre un auteur qui
aborde dans un excellent roman ou sur un autre support, un
thème cher à Jacques Bergier.
Remise du Prix Jacques Bergier 2002
A 11 heures, nous sommes arrivés à la
Bibliothèque de Saint-Germain-en-Laye, accueillis par
Mme Goyat. Le traiteur, M. Pelé, nous apporte les
canapés, les pains surprises, les petits fours
salés, le rosé de Provence et les limonades.
M. l’Adjoint au Maire, responsable des affaires culturelles,
fait son discours, nous remercie, puis nous invite à
visiter la bibliothèque multimédia et les
nouveaux locaux où sera entreposé le Fonds
Jacques Bergier.Après cette très
intéressante visite, nous nous asseyons autour d’une
table cossue et je commence le discours que voici.Une petite
précision, je n’avais pas la liste des invités
du lauréat et il y a eu des désistements. Par
conséquent, j’ai dû parfois improviser.
L’improvisation n’est pas relatée car oubliée,
mais le texte ci-dessous a été le fil
conducteur.
L’association Jacques Bergier remercie très
chaleureusement les Autorités de
Saint-Germain-en-Laye, représentées par
Monsieur l’Adjoint au Maire Jacques Berlie. Le dynamisme,
l’enthousiasme des Autorités ont permis de
préparer la remise du premier Prix Jacques Bergier en
toute sérénité. Ces mots de
remerciements ne sont pas prononcés avec
légèreté. Ce n’est pas une formule
usuelle de politesse. Non, c’est avec grande
sincérité et profond respect qu’ils vous sont
adressés. Nos remerciements vont aussi à Mme
Goyat, Directrice de la Bibliothèque, interlocutrice
aimable, pour son aide précieuse qui a permis
d’éviter certains obstacles inhérents à
la préparation de cette manifestation. Madame
Isabelle Lerma responsable du Fonds Bergier qui a
classé l’inclassable n’est pas oubliée.
Après avoir souhaité la bienvenue au
lauréat et à sa fiancée...
Nous saluons la présence de Madame
Hélène Oswald, Directrice de collection aux
Belles Lettres et conseillère d’édition chez
Monsieur Durante. (A ce moment, Mme Oswald donne encore
quelques précisions, car elle a été
invitée par M. Nicolas d’Estienne d’Orves. Certes
à notre demande, mais nous ne savions pas si elle
participerait à la remise de ce Prix. Ce fut une
grande surprise et un grand honneur.)Ainsi que Madame
Hélène Wascat, fille de Madame Marianne Andrau
(Mme Wascat se présente également car
invitée par NéO, surnom du lauréat, je
n’avais malheureusement pas d’informations concernant Mme
Wascat.) Enfin, nous vous présentons Madame Janine
Modlinger qui a travaillé avec Jacques Bergier de
1970 à 1978. Présentée par le
journaliste Suisse Jean Dumur comme la fidèle
secrétaire de Bergier, elle se consacre depuis de
nombreuses années à l’écriture et
l’enseignement des Lettres. Elle a écrit notamment
une biographie sur Bernard Picard et des recueils de
poème dont l'un s’intitule "Veille".
Nous excusons Madame Claudine Brelet, amie de Jacques
Bergier, scientifique et auteur, notamment, de l'ouvrage
"Médecines du Monde" paru aux éditons Robert
Laffont dans la collection Bouquins. Claude Seignolle n’est
pas présent, car il ne se déplace que
très peu. Et Olivier Raynaud que vous connaissez
aussi se trouve à Paris, mais il n’a pas pu m’assurer
de venir. Serge Caillet, directeur de collection chez Dervy
est dans le-même cas. Se sont excusés
également, Messieurs Claude Thomas archiviste de
Bergier et auteur du meilleur site Internet concernant
Jacques Bergier (http://users.skynet.be/thomas/bergier.htm
), Jean-Luc Rivera,
Jean-Luc Buard et Philippe Marlin.
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Nicolas d’Estienne d’Orves a 29 ans. Il fait
ses études de Lettres à la Sorbonne. (Il
connaît M. Grégory Gutierez, qui a aussi
étudié à la Sorbonne, par son travail
de Maîtrise de Lettres Modernes
Spécialisées intitulé : Le discours du
réalisme fantastique : la revue Planète.) Il a
été découvert par Mme
Hélène Oswald et M. Pierre Jean. Il a
déjà publié un recueil de nouvelles, le
sourire des enfants morts, un roman de politique-fiction,
Othon ou l’aurore immobile, et un essai, les aventures
extraordinaires de l’opéra. Tous ces livres ont
été édités aux éditions
les Belles Lettres dans une collection dirigée par
Mme Hélène Oswald.
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Avant de décerner le Prix Jacques
Bergier à Nicolas d’Estienne d’Orves, nous
désirons vous donner quelques informations sur la
création de ce prix et vous présenter plus
précisément le lauréat et son livre.Ce
prix existe afin de perpétuer l’œuvre, le souvenir de
ce grand homme que fut Jacques Bergier. Il était
à fois érudit, un scientifique, un
vulgarisateur de talent, un conteur prodigieux. Il lisait
avec une rapidité extraordinaire, à la vitesse
où nous tournons les pages d’un livre pour compter
les folios. Et il lisait en cinq ou six langues. Il fut un
des lecteurs prodiges de son temps. S’il lisait
énormément, il a beaucoup écrit
d’articles, de conférences et bien évidemment
des livres. Pour l’association Jacques Bergier, il
était normal de lui rendre hommage en créant
un prix littéraire portant son nom. Ce prix
doté de 3000 € a été créé
en 2002, non pas par hasard, mais pour
célébrer le nonantième anniversaire de
sa naissance. Pour présenter, découvrir son
livre, nous avons pensé que Bergier, par le biais
d’un enregistrement sonore, pouvait vous donner quelques
clefs. Ecoutez bien, car son accent rend parfois ses
expressions difficiles à comprendre. Passage de
l’enregistrement.
Jacques Bergier, Résistant N.N. déporté
à Mathausen, parle de son expérience de la
folie, et de fil en aiguille il en arrive à parler de
la nouvelle de Claude Seignolle intitulée " Ce que me
raconta Jacob". Il y a là le contexte du
Résistant, du déporté, de la folie.
Nicolas d’Estienne d’Orves connaît bien cette
époque douloureuse, car son grand-oncle Honoré
d’Estienne d’Orves, polytechnicien, capitaine de corvette
était le chef du Deuxième Bureau de la France
Libre.
En cette fin d’année 1940, il décida de se
rendre en France, après que ses trois premiers agents
fussent en place, afin de coordonner leurs efforts,
d’organiser leurs transmissions et de recruter à
Paris « des hommes de premier plan. » En
décembre 1940, d'Estienne d’Orves débarque
à Plogoff avec son radio, Marty, et un poste
émetteur. Il part aussitôt pour Paris sous la
fausse identité de Jean-Pierre Girard afin de
rechercher, en s’adressant à des amis sûrs, les
premiers éléments de son réseau. Il
sera arrêté le 21 janvier 1941. En moins d’un
mois, il n’aura pas perdu son temps, D’Estienne D’Orves a
déjà passé une masse importante de
renseignements : l’emplacement des Q.G. allemands dans les
différents châteaux des environs de Nantes, les
emplacements précis et les plans des
dépôts d’essence et d’huile, les sous-marins
allemands se trouvant à l’Arsenal de Lorient et bien
d’autres informations capitales sur des emplacements
stratégiques allemands. Un témoignage de la
dernière nuit d’Estienne d’Orves nous est parvenu. Un
témoignage d’Agnès Humbert qui s’est
retrouvée dans la cellule voisine d’Estienne d’Orves,
je vous la cite : « Il me donne des instructions, me
charge de remerciement à faire de sa part à un
officier de Marine en retraite qui habite l’Egypte et que
j’ai connu autrefois. Malgré tout nous plaisantons,
nous nous décrivons physiquement l’un à
l’autre, afin de n’être pas déçus
lorsque nous nous verrons chez moi… après, lorsque
nous nous rappellerons de tout cela. Car je ne veux pas
croire, non, je ne veux pas croire qu’il sera
exécuté, et je sens que ça l’amuse
d’entrer dans le jeu, de penser à cet avenir qu’il ne
verra peut-être pas… »
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